50 NUANCES DE BEIGE
Pour ceux qui lisent mon blogue depuis le début...aujourd'hui c'est le retour de Mme Beige! Elle a encore rendez-vous avec moi toutes les semaines, le même jour et à la même heure. Et ça depuis 25 ans!!! Elle tient encore mordicus à son look monochrome de la tête aux pieds. Cheveux beige, teint beige et vêtements beige. Dernièrement elle a demandé mon avis pour sa nouvelle décoration. Elle fait repeindre les murs de son condo. Elle sort alors de son sac à main beige les échantillons de couleurs Sico. Et là sous mes yeux...différentes nuances de beige! Des déclinaisons du plus clair au plus foncé mais toujours dans le beige. Bien sûr, certaines teintes étaient plus rosées et d'autres légèrement verdâtres mais c'était bien différentes nuances de BEIGE!!! Étais-je surprise? Non! J'ai eu du mal à garder mon sérieux. Je ne la changerai pas Mme Beige. Elle est bien sympatique quand même et elle me fait bien rire parfois.
Ces temps-ci, en plein temps des fêtes avec une quinzaine de clientes par jour, 5 jours par semaine, j'en vois passer des gens! De toutes sortes! Ces rencontres sont agréables et enrichissantes, parfois plus difficiles et complexes mais je travaille dans un bel environnement avec de bons produits et de bons outils. Je comparais dernièrement ma situation avec celle des coiffeuses en Haiti suite à un article que j'ai lu dans le Châtelaine de janvier. Là-bas, il n'y a pas d'eau courante, les coiffeuses lavent les cheveux à grands coups d'eau froide! Les clientes,bigoudis sur la tête, en sueur sous leur séchoir, les pieds dans un bassinet d'eau se font faire manicure et pédicure. C'est leur moment bien à elle, leur psychothérapie.
Les coiffeuses travaillent dans un espace réduit où les pannes d'électricité surviennent à tout bout de champ. Les produits sont difficiles à trouver et on pose les faux ongles avec de la Krazy glue. Ici, j'ai plus de 50 nuances de coloration de qualité, plus de 50 produits différents avec lesquels travailler pour tous types de cheveux, 10 sortes de ciseaux différents , certains qui coûtent 600$,des lampes performantes qui activent les traitements, de bonnes chaises hydrauliques et j'en passe... les conditions de travail sont si difficiles dans les pays sous-développés et les salaires ridicules.
Je me sens privilégée d'être née au Québec où nos conditions de vie sont plus qu'acceptables quoiqu'en disent certains. À se regarder on se désole parfois mais comme disait toujours ma mère à se comparer on se console!
C'est bientôt Noel! Bonne dernière semaine de préparatifs et beaucoup de plaisirs avec les êtres chers!
dimanche 16 décembre 2012
dimanche 9 décembre 2012
VIOLENCE GRATUITE
10 décembre...heureux anniversaire et triste à la fois... heureux parce que c'est la fête de mon chéri. Le 26e que je passe auprès de lui mais le 10 décembre est aussi synonyme d'un souvenir douloureux.
Il y a 20 ans j'ai vécu avec une compagne de travail et une cliente le pire moment de ma vie!
Le 10 décembre 1992, nous avons été victimes d'un hold up au salon de coiffure. J'ai vécu ça comme un mauvais film de peur. Pendant 12 longues minutes j'ai ressenti à la fois la peur, la panique et l'angoisse. Mais dès le lendemain je racontais ma mésaventure avec ma clientèle et c'était comme si je racontais l'histoire d'un très mauvais scénario. Le fait d'en parler si rapidement a quand même eu l'effet d'une bonne thérapie!
Dans ce scénario, le premier rôle féminin ( c'était moi ) a répondu au ''bum'' tout de cuir vêtu avec de longs cheveux noirs. La jeune femme aurait dû suivre son instinct car une petite voix en elle lui disait qu'il n'était pas là pour une coupe de cheveux et lorsqu'il a brandi son révolver sur ses côtes, elle s'est montrée très docile...Elle n'était ni brave ni courageuse. L'idée de se défendre et d'exécuter des prises de karaté ne lui ai pas passé par la tête. Le bandit a fait couché les 3 femmes sur le sol et les a surveillé pendant que son acolyte ( un noir avec un capuchon sur la tête ) essayait d'ouvrir le tiroir caisse. Le premier rôle féminin s'est inquiétée de la chevelure du personnage secondaire ( la cliente ), elle avait des papillottes d'alluminium plein la tête et il était grand temps de les enlever et de rincer le décolorant avant qu'elle n'ait plus un poil sur le caillou.
Dans cette histoire il y avait aussi une héroine ( Isabelle ) qui rassurait le personnage principal ( joué par Nancie ) qui était en état de panique alors que le voyou faisait glisser son arme entre ses deux cuisses. L'héroine aidait le personnage principal à garder son calme, elle lui parlait, la rassurait et demeurait optimiste. Le personnage principal n'avait à ce moment qu'une idée en tête soit de revoir sa fille ( Frédérique ) qui avait alors que 9 mois et qui dormait tranquillement à la maison dans sa bassinette pendant que sa mère vivait une situation atroce.
Mais les 3 personnages féminins de cette histoire furent quand même chanceuses dans leur malchance. Les méchants, après quelques rebondissements dont je ne ferai point mention aujourd'hui (ce serait trop long ) décidèrent de quitter les lieux après n'avoir récolté que le p'tit change de la caisse, des sacs à mains et quelques bijoux dont l'alliance du personnage principal. Les 3 femmes qui s'en étaient tirées saines et sauves ont appelé les policiers et firent leurs dépositions. Elles sont par contre demeurées marquées par ces gestes de violence qui s'impriment dans la mémoire comme une profonde cicatrice...
Je donne à ce mauvais court-métrage 1/2 étoile sur 5. À l'héroine de cette histoire je remets la statuette de la meilleure performance. Je remets également un prix à la cliente pour le meilleur costume ( sarrau et papier allu ! ) Les 2 bandits ont joué qu'ent à moi les pires performances de rôles masculins qui soient. Un tel scénario ne devrait jamais voir le jour dans la réalité! Terroriser les gens dans leur milieu de travail ou dans le confort de leur foyer est inacceptable et je ne souhaite pas ça à quiconque même pas à mon pire ennemi!
Bonne journée quand même et soyez prudents!
10 décembre...heureux anniversaire et triste à la fois... heureux parce que c'est la fête de mon chéri. Le 26e que je passe auprès de lui mais le 10 décembre est aussi synonyme d'un souvenir douloureux.
Il y a 20 ans j'ai vécu avec une compagne de travail et une cliente le pire moment de ma vie!
Le 10 décembre 1992, nous avons été victimes d'un hold up au salon de coiffure. J'ai vécu ça comme un mauvais film de peur. Pendant 12 longues minutes j'ai ressenti à la fois la peur, la panique et l'angoisse. Mais dès le lendemain je racontais ma mésaventure avec ma clientèle et c'était comme si je racontais l'histoire d'un très mauvais scénario. Le fait d'en parler si rapidement a quand même eu l'effet d'une bonne thérapie!
Dans ce scénario, le premier rôle féminin ( c'était moi ) a répondu au ''bum'' tout de cuir vêtu avec de longs cheveux noirs. La jeune femme aurait dû suivre son instinct car une petite voix en elle lui disait qu'il n'était pas là pour une coupe de cheveux et lorsqu'il a brandi son révolver sur ses côtes, elle s'est montrée très docile...Elle n'était ni brave ni courageuse. L'idée de se défendre et d'exécuter des prises de karaté ne lui ai pas passé par la tête. Le bandit a fait couché les 3 femmes sur le sol et les a surveillé pendant que son acolyte ( un noir avec un capuchon sur la tête ) essayait d'ouvrir le tiroir caisse. Le premier rôle féminin s'est inquiétée de la chevelure du personnage secondaire ( la cliente ), elle avait des papillottes d'alluminium plein la tête et il était grand temps de les enlever et de rincer le décolorant avant qu'elle n'ait plus un poil sur le caillou.
Dans cette histoire il y avait aussi une héroine ( Isabelle ) qui rassurait le personnage principal ( joué par Nancie ) qui était en état de panique alors que le voyou faisait glisser son arme entre ses deux cuisses. L'héroine aidait le personnage principal à garder son calme, elle lui parlait, la rassurait et demeurait optimiste. Le personnage principal n'avait à ce moment qu'une idée en tête soit de revoir sa fille ( Frédérique ) qui avait alors que 9 mois et qui dormait tranquillement à la maison dans sa bassinette pendant que sa mère vivait une situation atroce.
Mais les 3 personnages féminins de cette histoire furent quand même chanceuses dans leur malchance. Les méchants, après quelques rebondissements dont je ne ferai point mention aujourd'hui (ce serait trop long ) décidèrent de quitter les lieux après n'avoir récolté que le p'tit change de la caisse, des sacs à mains et quelques bijoux dont l'alliance du personnage principal. Les 3 femmes qui s'en étaient tirées saines et sauves ont appelé les policiers et firent leurs dépositions. Elles sont par contre demeurées marquées par ces gestes de violence qui s'impriment dans la mémoire comme une profonde cicatrice...
Je donne à ce mauvais court-métrage 1/2 étoile sur 5. À l'héroine de cette histoire je remets la statuette de la meilleure performance. Je remets également un prix à la cliente pour le meilleur costume ( sarrau et papier allu ! ) Les 2 bandits ont joué qu'ent à moi les pires performances de rôles masculins qui soient. Un tel scénario ne devrait jamais voir le jour dans la réalité! Terroriser les gens dans leur milieu de travail ou dans le confort de leur foyer est inacceptable et je ne souhaite pas ça à quiconque même pas à mon pire ennemi!
Bonne journée quand même et soyez prudents!
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