lundi 11 mars 2019

       

               

                      MÉDITATION 101

J'ai toujours cru que je n'étais pas capable de méditer car je suis une hyper active de l'esprit. Oui, je suis capable de relaxer une heure dans mon bain ou flâner au lit à l'occasion mais méditer sérieusement demande de libérer son esprit de toute pensée. Et ça, ça semble difficile pour moi! J'ai toujours mille et une idées en tête, un fourmillement de questions et de réflexions qui m'amenaient à croire que jamais je ne serais disposée à arrêter quelques minutes pour faire le vide. Mais j'ai compris que la méditation est un exercice qui se pratique petit à petit et qui se maîtrise avec le temps.

Dernièrement, lors d'un atelier d'écriture, j'ai fait l'exercice en groupe. À quatre reprises pendant 5 minutes j'ai tenté l'expérience. Respirer profondément de la bonne façon est la base d'une santé optimale pourtant dans notre vie effrénée de tous les jours nous survivons à peine en inspirant de petits coups d'air limités au fond de la gorge et en expirant si rapidement que notre thorax demeure toujours contracté, gorgé de stress.

En méditation, on apprend à inspirer jusque dans le bas du ventre, à retenir cette respiration quelques secondes puis à expirer jusqu'à vider nos poumons complètement. Par la même occasion, on se vide l'esprit, on libère nos pensées, on se crée un petit espace calme et serein dans ce cerveau toujours tant sollicité. Bien sûr au début, il faut chasser les idées qui nous envahissent l'esprit. Cela n'est pas évident mais ça s'apprend.

J'ai fait cet exercice pour laisser monter l'inspiration et les idées créatives. Mon défi est d'arriver à méditer 10 puis 15 min. Un jour, même 20 et 30 minutes pour les bienfaits que cela procure au corps et à l'esprit. Lors de ces premières séances de méditation, j'ai adoré l'image mentale qui m'est apparue.  En voici la description sommaire...

J'étais dans une grotte sombre et étroite. L'espace était restreint. Je m'y sentais très à l'étroit, recluse. La lumière était presqu'inexistante. J'arrivais à peine à distinguer les parois de la grotte au-dessus de ma tête. Puis mon regard s'est dirigé vers l'ouverture de la grotte là où je percevais un trait de lumière. Plus je m'avançais et plus cette lumière m'éblouissait. Au sol, je distinguais du sable fin et blanc.  Avec une vision élargie, je découvrais une plage sur laquelle je pourrais marcher pendant des km. Le bleu de la mer qui se mélangeait au bleu du ciel était invitant. Il incarnait le bien-être et la liberté. Le paysage était à la fois époustouflant et apaisant. Mon regard était attiré plus loin, vers l'horizon, là où je percevais l'espoir en l'avenir. Je laissais derrière le confort de la grotte. Mes vieilles pantoufles. Le connu. Le déjà-vu. Mon ancienne vie. L'espace qui me restreignait dans mes mouvements, dans mes pensées, dans mes actions et mes motivations. Je me lançais vers une nouvelle vie où je pouvais vraiment être moi-même. Me laisser surprendre. Accueillir le nouveau. Saisir de nouvelles opportunités. Être plus créative et mieux connectée à mon essence.

Chaque fois où j'aurai besoin de me recentrer, de relaxer, de me connecter à la paix intérieur, je rechercherai cette image douce et apaisante de l'océan et de son immensité.