LA VIE N'A PAS BESOIN D'ÊTRE PARFAITE POUR ÊTRE MERVEILLEUSE
En fin d'année, on ressent souvent le besoin de faire des bilans. Je ne suis pas forte sur les résolutions du Nouvel an que l'on ne tient pas la plupart du temps...Moi, je préfère faire un retour sur l'année écoulée, établir la liste de mes réussites et de mes échecs. Apprendre de ceux-ci afin de débuter une autre année avec lucidité et une plus grande maturité.
Parce que je suis souriante,sociable et une bonne nature, on m'accole beaucoup d'attributs positifs. Ces attentes sont parfois lourdes à porter. Bien sûr ça fait toujours plaisir de recevoir des compliments mais je suis humaine, je fais des erreurs et je sais faire au bout du compte mon Mea Culpa.
L'année 2014 a été bonne pour moi! Mais moi, ai-je toujours été bonne? La réponse est non. J'ai parfois été égoïste, naïve, insensible... J'ai fait de la peine à certaines personnes...Je suis humaine et je m'efforce de faire mieux par la suite parce que j'en suis consciente. Lorsqu'on se cogne le nez contre une porte fermée, une autre s'ouvre...c'est ce que je me dis. Il faut savoir mettre nos énergies aux bons endroits. Parfois comme dans un GPS, il est préférable de reprogrammer notre itinéraire. Prendre un autre chemin...
Heureusement j'ai plus de bons coups que d'écueils à mon actif....alors pourquoi focusser autant sur un point négatif quand il y a tant de positifs à faire ressortir du lot? Pourquoi se taper autant sur la tête pour une erreur commise? Je vais vous dire pourquoi...lorsque je fais des erreurs c'est une tache à mon tableau...Mon tableau que j'aimerais voir parfait...petite vie parfaite, petite famille parfaite etc... Mais non! La perfection n'existe pas et qui en veut vraiment de cette perfection? Je ne suis pas parfaite, ma vie n'est pas parfaite et je continue à apprendre...à grandir, à cheminer les yeux grands ouverts! Le plus près possible de la vérité...
Je ne regrette pas les expériences que j'ai vécues, les gens qui ont croisés ma route, les liens que j'ai tissés. Parfois j'aurais fait les choses différemment bien sûr...J'ai mis des projets de côté que je reprendrai sûrement au moment opportun...J'ai manqué de patience, je n'ai pas toujours écouté ma petite voix intérieure mais j'ai aussi réalisé des rêves que je croyais presque impossibles. J'ai surtout été bien entourée, j'ai reçu beaucoup d'amour...j'en suis reconnaissante!
J'ai vécu cette année avec un petit ange au-dessus de la tête mais parfois c'était un petit diable! Ça été drôle par moment et enivrant mais aussi triste et déchirant. Lequel des deux a gagné le plus de ''rounds''? Tout dépend du juge qui en fera l'évaluation... Le plus sévère et le plus impitoyable est notre juge intérieur. Être plus indulgente avec moi-même est ce que je me souhaite.
Et je me dis que même si la vie n'est pas parfaite , elle est merveilleuse!
samedi 27 décembre 2014
mardi 11 novembre 2014
SOUVENIRS D'ADOLESCENCE
J'avais 14 ans. Ma meilleure amie de l'époque se prénommait Caroline. On avait l'air de deux sœurs jumelles, pas à cause de traits similaires mais parce qu'on s'habillait de la même façon et que l'on se coiffait pareil. Deux chevelure blonde, la raie au milieu et chaque côté balayé vers l'arrière à la Farah Fawcett. On portait nos jeans tellement serrés sur la peau qu'il nous fallait se coucher sur le lit pour les enfiler et on montait la fermeture éclaire à l'aide d'une fourchette. Je me souviens d'avoir eu très mal au ventre en classe à cause de mes jeans trop serré...mais mon truc n'était pas de prendre une taille plus grande mais de m'installer en arrière complètement de la classe et de faire basculer ma chaise vers l'arrière, le dossier accoté sur le mur ainsi mon corps formait un angle de 45 degrés moins douloureux que le fameux 90 degrés auquel on était infligé pendant des heures! Le lendemain lorsque je trouvais que mes jeans avaient agrandis je les envoyais quelques minutes à chaud dans la sécheuse afin qu'il n'y ait plus le moindre pli au haut de ma cuisse! Quelle torture! Ces jeans, je les avais déniché dans un vieux magasins à escomptes sur la rue Chabanel. Caroline et moi prenions trois autobus pour s'y rendre mais ça valait la peine. Avec ces jeans on piquait un chemisier classique dans la garde-robe de notre sœur ainée ( moi, j'en avais deux, Caroline en avait une) et par-dessus un veston court en tweed signé Le Château. Dans les pieds, on enfilait une paire d'escarpins gris pointus, à talons trouvés à bon prix chez Aldo. Voilà, notre look était fait!
Je passais beaucoup de temps chez Caroline. Elle avait une jolie maison moderne et dans la cour, une grosse piscine creusée. Moi, j'habitais dans un haut de duplex , dans un 5 1/2. J'y invitais rarement des amis. La famille de Caroline était spéciale, aujourd'hui on pourrait dire dysfonctionnelle mais à cette époque on n'utilisait pas ce terme. Sa mère s'était suicidée, je ne l'ai jamais connu. Son père changeait de blonde chaque année. Cette année-là, sa blonde s'appelait Francine et elle était enceinte jusqu'aux yeux...mais pas de lui. Son père était bel homme, grand avec une grosse moustache. Il travaillait dans une banque. C'est là qu'il avait connu Francine et le fait qu'elle était enceinte de 8 mois n'avait pas semblé ralentir ses ardeurs...
La chambre du père de Caroline était comme la pièce de Barbe-bleue. Il était strictement défendu d'y pénétrer. Mais lorsque Caroline et moi étions seules chez elle, il nous arrivait d'y entrer pour fouiner. Regarder des livres qui parlaient de sexualité agréablement illustrés ou de feuilleter les albums de photos de famille. Caroline aimait me montrer des photos de sa mère. Un jour, alors que j'étais assise sur le lit de son père ( Oh! malheur!) ma passe d'autobus a glissé de la poche de mon jeans et s'est retrouvée par terre sur la moquette. Lorsque son père la récupéra le soir venu, Caroline se fit gronder sévèrement. Je me sentais mal...c'était de ma faute!
À une autre reprise, on avait invité un garçon même si son père interdisait la présence de garçons. Nous nous étions baignés alors qu'il était défendu de le faire sans la surveillance d'un adulte et ensuite tous les trois nous nous étions préparés un petit snack. Notre ami, dont j'oublie le prénom s'est coupé avec le couteau à pain. Il a nettoyé sa plaie dans la salle de bain et Caroline lui avait mis un pansement adhésif. Lorsque son père est revenu, le garçon avait déjà pris la poudre d'escampette mais le fin renard trouva une goutte de sang dans le lavabo.
-Est-ce une de vous deux qui s'est coupée?
Caroline répondit que c'était moi.
Il demanda alors: - En faisant quoi?
Et toutes les deux, nous avons répondu à l'unisson sauf que... Caroline a dit ''en coupant du pain'' et moi '' en coupant du fromage''. On avait l'air idiotes, notre histoire ne tenait pas la route. On était de très mauvaises menteuses! Je me suis toujours demandée que pouvait faire nos enfants dans notre maison lorsque nous n'y sommes pas. Tout!... À part suivre les consignes des parents en souhaitant qu'ils ne s'aperçoivent de rien!
jeudi 30 octobre 2014
LE LUXE DE NE RIEN FAIRE
On dit souvent que notre système de santé roule plutôt carré mais hier j'ai pu constater tout le contraire avec l'expérience que j'ai vécu en chirurgie d'un jour...
Je suis arrivée au département de chirurgie de la Cité de la santé à 10h le matin. J'avais 3 heures devant moi avant ma chirurgie. Je n'étais pas nerveuse, je lisais. J'avais acheté la veille le nouveau livre de Josée Boudreau. SOIS TA MEILLEURE AMIE. Lecture très appropriée dans le contexte. Tous ces propos positifs ont grandement contribués à me mettre dans un état d'esprit idéal avant ma chirurgie. Ils m'ont permis de bien visualiser l'intervention, son déroulement et d'espérer une récupération optimale. Puis j'ai même fait un petit roupillon. Autour de moi, d'autres patients attendaient leur tour pour des cas qui divergeaient d'un à l'autre. Deux cas d'hémorroïdes, une vésicule biliaire, une épaule et moi, la seule qui était là pour une chirurgie esthétique...je vous laisse deviner de quoi il s'agissait...Je peux vous donner un indice ou deux...c'était pour donner un coup de jeunesse à mes deux petits amis...qui voulaient monter un peu plus haut dans les gradins! Ou disons, qu'ils s'étaient dit que la vue devait être bien meilleure au balcon!
Bon, c'est toujours un peu tabou de parler de chirurgie esthétique. Plusieurs y ont recours mais refusent de l'avouer. Pourtant, souvent, c'est plutôt évident. Une rhinoplastie, une augmentation mammaire ou un redrapage des paupières sont des interventions assez flagrantes. Tandis que d'autres interventions non-évasives comme le botox ou le restylane exécutées avec parcimonie peuvent rajeunir légèrement une personne sans la transformer ou la rendre méconnaissable. Tout est question de dosage. Pour ma part je suis peut-être à contre-courant en désirant alléger mes attributs plutôt que de les rehausser. Ces décisions sont très personnelles et la plupart du temps mûrement réfléchies.
On est toujours un peu dans la crainte de l'éventualité que notre chirurgie puisse être annulée s'il y a des urgences ou des complications avec les patients qui nous précèdent. Mais heureusement à 1h, c'était mon tour, on venait me chercher. Traitement VIP sur civière jusqu'au bloc opératoire. L'endroit a été tout rénové. Tout était d'un blanc immaculé et stérile. L'équipe en chirurgie était exceptionnelle. Ils faisaient des blagues, l'atmosphère était très relaxe. Ils semblaient agréablement surpris de me voir arriver avec un grand sourire! Plusieurs patients sont au contraire très anxieux avant une telle intervention.
La préparation s'est bien déroulée. On m'a flanqué un masque à oxygène sur le visage, un cathéter pour les médicaments et en quelques secondes j'étais partie pour un long sommeil profond. Je me suis éveillée vers 5h, j'ai ouvert les yeux et aperçu le très beau visage de l'infirmière qui s'occupait de moi. Une belle brune aux grands yeux marrons. C'était très agréable comme premier coup d'œil puisqu'on se sent un peu désorientée au réveil. Enfin c'était fait et tout s'était bien déroulé. Ne restait plus que la récupération.
C'est sans effets secondaires de l'anesthésie ni grandes douleurs que j'ai pu rentrer à la maison pour débuter ma convalescence. Une pause bien méritée je crois après tant d'années de travail acharné, de nombreuses responsabilités familiales et d'un tourbillon toujours grandissant. Je rêvais depuis un bout de temps de ce temps d'arrêt qui me permettrait de reprendre le fil de mes lectures et des séries télévisées que je n'avais jamais le loisir de visionner. Avoir le temps d'écrire aussi bien sûr et pourquoi pas de ne rien faire. Un luxe de nos jours! La farniente est une chose que je ne peux guère me permettre en temps ordinaire. Après tant d'années à faire passer en priorité les enfants, la maison, le travail, enfin je pense à moi. Je m'accorde ce privilège! Je le mérite après tout!
mardi 30 septembre 2014
Un sourire ou une attitude positive? Pourquoi pas les deux!
Tout le monde prône la pensée positive. Une attitude positive est 100 fois plus agréable que le contraire. Mais dans les faits, ce n'est pas si facile de déprogrammer un cerveau qui fonctionne depuis toujours sur le courant négatif.
Dernièrement j'ai réalisé une fois de plus que l'éducation que j'ai reçu de mes parents m'aide à voir le bon côté des choses et que cela se produit de façon naturelle. Lundi par exemple, j'avais une journée des plus chargée. Tout commençait par un rendez-vous chez le dentiste à 7h ( bien que je sois la première patiente de la journée, il me fallait attendre le dentiste tout de même...et il arriva à 7h30...bon...j'ai gardé mon calme et j'ai souri...ça arrive un retard!), ensuite une visite au garage a 10h et des prises de sang à l' hôpital à 11h30. Tout se serait bien déroulé si ce n avait été de la boite de kleenex qui m accompagnait ce jour-là. Un vilain rhume s'était jeté sur moi la veille comme un coup de barre sur la tête. Il y a des choses pire me direz-vous...c'est exactement ce que je me suis dit et j'ai roulé ma boss en me disant que ça passerait... Du temps pour me reposer? Peut-être dans 12 jours mais pas cette journée- là puisque j'étais cédulée pour un remplacement à TVA de 15h à minuit. Je me demandais justement si j'y arriverais...quand on file pas, l'énergie descend à son plus bas en soirée. Mais trouver un ou une remplaçant(e) pour remplacer une remplaçante n'est pas évident à la dernière minute.
J'y suis allée, j'ai accroché un sourire entre deux éternuements , j'ai vidé une boite de mouchoirs et épuisé le savon à main. Mais surtout...j'ai fait de belles rencontres. Qui a la chance de croiser dans la même journée Guy Corneau, Marina Orsini, Guy Mongrain, Dave Morissette et Sébastien Benoit? Et j'en passe...Des gens qui possèdent un charisme indéniable et une aura d'énergies positives qui dynamise quiconque les rencontre. Ce que j'ai retenu de ma journée n'est pas tous ces petits désagréments mais les moments beaucoup plus agréables qui ont heureusement pris le dessus! Je me suis couchée épuisée, congestionnée mais heureuse!
Tout ça m'a rappelé l'été de mes 16 ans...je travaillais à temps plein cet été là comme assistante dans un salon de coiffure. C'était mon premier travail et il me comblait de bonheur malgré plusieurs irritants...mon patron était un misogyne, un harceleur ( mais je ne me laissais pas faire) et par dessus le marché, il était ''cheap''!' Plusieurs employés étaient ''blasés''. L'ambiance était souvent négative. Je faisais de longues heures debout. Je passais presque tout mon temps au bac à shampoing. Je revenais à la maison ''brulée'', les pieds meurtris et le dos en compote. Mais j'aimais l'univers de la beauté et ce sentiment était plus fort que tout. Je découvrais un métier qui serait un jour le mien et je me sentais valorisée à prendre soin de la clientèle.
J'ai retrouvé dans un petit carnet de notes les sentiments qui m'habitaient à ce moment là. J'avais écrit : ''Été 1983, un bel été lorsque je travaillais chez Éric Sana ( salon de coiffure à Laval des rapides). Certaines personnes auraient trouvées leur expérience exécrable. Moi, malgré plusieurs points négatifs, je m'ouvrais à un nouveau monde, je passais de l'adolescente à la femme avec ce métier qui se dessinait pour moi. Plus que la coiffure encore, c'était les discussions enrichissantes avec la clientèle qui me faisaient grandir et prendre toujours plus de maturité. C'est à ce moment là que j'ai vraiment compris le pouvoir d'un sourire et l'effet qu'il peut avoir sur les gens!
samedi 6 septembre 2014
ENTRE RAISON ET PASSION
Je n'ai pas écrit de l'été. Est-ce que c'est l'inspiration qui n'était pas au rendez-vous ou parce que j'étais bien ancrée dans le présent, centrée sur les émotions qui m'habitaient, en train de vivre tout simplement. Maintenant je peux y puiser mes aspirations et récolter les fruits de l'imagination et de la créativité.
Il n'y a rien de parfait bien sûr mais quand je pense à la vie à deux idéale je ne peux m'empêcher de rêver à des moments tout simples mais empreints de romantisme. Les couples en vivent tous à l'occasion et aimeraient alors pouvoir arrêter le temps...Mais dans le tourbillon de nos vies effrénées la réalité se situe quelque part entre la raison et la passion. Sachons saisir les moments dignes de nos rêves les plus fous et les graver sur la pellicule de notre mémoire. Et puissions nous piger dans ces souvenirs lorsque des périodes plus difficiles surviennent.
Alors voici ma liste de moments précieux à vivre à deux :
-Découvrir le côté tendre de l'autre et montrer sa propre vulnérabilité.
- User d'humour pour dédramatiser une situation.
- Dormir en cuillères.
- Trouver un petit mot d'amour dans sa boite à lunch.
- Prendre un bain à deux.
- Se réveiller avec un joli bracelet au poignet ( mais qui n'était pas là la veille)
- Regarder en soi plutôt que regarder ailleurs. Et ensemble, regarder dans la même direction.
- Se comprendre d'un seul regard.
- Développer de la complicité au fil des jours.
- Vibrer au simple son d'une voix.
- Frissonner par un simple toucher.
- Carburer à la montée du désir.
- Laisser nos élans se balancer entre la raison et la passion.
- Apprécier des moments tout simples du quotidien comme s'asseoir côte à côte sur la comptoir de la cuisine et manger des rôties.
- Être là pour l'autre lorsqu'il ( ou elle) a besoin de soutien.
- Offrir une écoute véritable et recevoir le même traitement de faveur en retour.
- S'embrasser en plein milieu de la cuisine pendant que la marmite déborde sur le feu.
Je vis certains de ces moments mentionnés ci-haut et j'aspire à certains autres ( je ne vous direz pas lesquels lol). Mais une chose est sûre, il ne faut jamais abandonner notre quête vers le bonheur!
mercredi 28 mai 2014
LA TECHNICIENNE DU ROULEAU COLLANT
En télévision, tout est travail d'équipe. Chaque rôle est important, chaque tâche contribue à un produit final réussi. Si vous saviez le nombre de personnes qui travaillent derrière la caméra. Suffit de lire la liste interminable de noms au générique pour s'en convaincre. Malgré que ce dit générique passe tellement à une vitesse effrénée qu'il est souvent difficile d'en évaluer la portée. Parfois mon rôle en coiffure est important, voir crucial pour mettre en valeur un personnage ou une personnalité. Loin de moi l'idée de dénigrer qui que ce soit puisque parfois le rôle qui m'est attribué semble bien peu important comparé au cameraman, technicien de son ou de l'éclairage. Mais il faut avouer que lorsque le lecteur de nouvelles est chauve ou que la miss météo porte une tuque mes tâches sont reléguées au second plan bien évidemment. Souvent mon rôle consiste à être simplement disponible pour des retouches ou intervenir en studio si une mèche rebelle s'aventurait à sortir du cadrage. Ou si les trois cheveux d'un journaliste décidaient tout à coup de me donner du fil à retordre!
Ayant observé tous les métiers sur les plateaux de tournage, je crois avoir trouvé celui qui génère le plus grand stress, la pression la plus forte ainsi que la responsabilité la plus grande. Ce métier dont vous ne connaissiez peut-être pas l'existence est celui de technicienne du rouleau collant. Je ne parle pas ici de l'enregistrement sur pellicule ni de la captation numérique et encore moins du tube analyseur. Non ,non...quand je parle de rouleau, je parle de celui qui est porté dans la main comme un flambeau. Dressé fièrement à bout de bras. Au département des costumes, il y a quelqu'un en charge de ce rouleau. Cette personne passe la journée avec un rouleau collant entre les mains afin de libérer les vêtements de la moindre petite mousse ou fil indésirable. Oui, oui, il y a bien quelqu'un payé pour faire ça à longueur de journée ! Elle roule sa boss sur le dos des artistes ou animateurs de renom.
Cette technicienne est souvent fort sympathique et adore piquer une petite jasette avec un et l'autre entre les prises. Sa tâche s'en trouve grandement renchéri. Et dans ce milieu de l'image, son rôle est aussi indispensable que celui de la maquilleuse. Il n'y a pas de sot métier, me disait ma mère. Lorsqu'une responsabilité nous ait attribué, il est dans notre devoir de l'effectuer au meilleur de nos capacités. Avec rigueur, attention et dévouement. Avec cœur et surtout avec le sourire. Et pourquoi pas , en y accolant notre petite touche personnelle pour ainsi faire la meilleure des impressions. Tant qu'à faire quelque chose aussi bien le faire bien! N'est-ce pas?
lundi 19 mai 2014
UN CHAPITRE DES PAGES DE LEUR AMOUR
Dans certaines circonstances, on est témoin d'un chapitre qui s'ouvre sur les pages d'une histoire d'amour peu commune. Mes parents en sont un bel exemple. Leur histoire a débuté par un coup de foudre. Ils ont traversé ensemble bien des écueils et s'épaulent aujourd'hui mutuellement au cours de l'âge d'or qui leur réserve des belles et moins belles surprises. Mon père est complètement dévoué à sa douce qui se bat jour après jour contre une terrible maladie dégénérative. Il a toute mon admiration. Je vois bien que c'est l'amour qui les aide à vivre une journée à la fois et de trouver du réconfort dans les choses simples.
Lors du décès de ma chère marraine et plus précisément lors de la cérémonie en son honneur, j'ai pu constater à quel point son mari, mon parrain l'a aimé. Il nous a lui aussi dévoilé un chapitre de leur amour. Quelques brides de leur vie ensemble au courant de leurs 46 années de mariage.
Tout ça m'a fait réfléchir...De moins en moins de couples connaîtront un long parcours de vie ensemble puisqu'il y a de plus en plus de séparations et de plus en plus de nouvelles relations. Passer une vie entière avec la même personne peut paraître étrange pour les jeunes générations voir impossible. Mais ce n'est pas les mêmes personnes qui traversent une existence ensemble mais deux individus qui évoluent, qui changent et se transforment au contact de l'autre et à travers les aléas de la vie.
Mon oncle nous a partagé que même sur son lit de mort, il avait trouvé sa femme belle car son regard à lui avait changé, il avait été témoin de la force qu'elle avait démontré tout au cours de sa maladie et de la dignité qu'elle avait préservé jusqu'à la fin.
Supporter son conjoint dans la maladie est un grand geste d'amour, il surgit naturellement chez les couples qui s'aiment et qui ont tout partagé ensemble depuis si longtemps. L'empathie, le don de soi, la générosité et l'amour existent encore. Il faut s'en inspirer, s'y abreuver et le démontrer à notre tour sur le parcours de notre existence. Pendant les joies et les peines. Pendant les victoires et les épreuves. Avec nos forces et nos faiblesses...
dimanche 4 mai 2014
LORSQU'UNE SURPRISE NOUS ATTEND DERRIÈRE LA PORTE.
Dernièrement, j'ai découvert la chaleur d'une famille Roumaine lors d'un contrat de coiffure. Une de mes clientes me demande de coiffer quelques personnes à domicile à l'occasion d'un baptême. Sa bonne amie qui vit en Floride organise le baptême de sa fille ici au Québec où ses parents demeurent.
J'arrive donc un samedi matin à 7h30 à l'adresse mentionnée. Devant moi un vieux bloc à appartements, pas rénové, plutôt négligé. Une bâtisse qui manque d'amour et/ou d'argent. Ok, faut que j'avoue, je me suis dit... ''C'est un bloc de BS!''. ''Mets donc tes préjugés de côté Nancie'' me dis-je aussitôt.
La porte s'ouvre sur un appartement douteux, quelque peu miteux où s'entassent des meubles dépareillés et toutes sorte de choses accumulées. Mais je suis accueillie par un couple charmant, chaleureux et fort sympathique. S'installe rapidement entre nous un certain niveau de difficulté pour communiquer. La dame parle à peine quelques mots de français et son mari quelques mots d'anglais.
La dame me montre une photographie d'elle dans les années 70, elle semble vouloir que je reproduise sa coiffure, un chignon remonté avec des cascades de boucles. Je m'installe dans le salon et cherche les prises électriques pour brancher mes outils de travail. Un fer à friser sur le dessus de la bibliothèque et l'autre sur le pouf. Décidément je ne suis pas installée dans mon environnement de travail habituel. Je commence à jouer dans ses cheveux en me promettant d'actualiser sa coiffure en lui donnant une petite touche de modernité. Elle a des cheveux magnifiques et j'exécute la coiffure dans un temps record pendant qu'elle me passe les pinces à cheveux. Lorsque je lui tend un miroir, je vois à l'expression sur son visage qu'elle est satisfaite. Je demande à son mari s'il la trouve belle. Il me répond dans un anglais approximatif qu'il la trouve toujours belle et ça depuis 40 ans! Il s'approche d'elle, lui prend le visage à deux mains et dépose un tendre baiser sur sa joue. Haaa!!!
Qu'ils sont cutes!
En se relevant, elle m'offre du café et des biscuits faits ''maison''. Leur fille arrivera bientôt avec son mari et la belle-mère. L'homme me demande donc de lui couper les cheveux en attendant. Sa femme s'empresse d'amener un grand rideau de douche dans la cuisine et l'étend sur le plancher, puis place une chaise en plein centre. Je comprend qu'elle est soucieuse de ne pas mettre des cheveux partout.
Je regarde la tête de son mari. Il a les cheveux hirsutes comme s'il sortait du lit. Je lui demande donc:
- Did you wash your hair?
- No. me répond-t-il d'un air niais comme s'il ne savait pas pourquoi je lui demandais ça.
- So! Go wash your hair!
- I wash in the shower!
- Ok. Go in the shower, I'm gonna wait! Je lui fais signe avec les mains, comme une mère autoritaire qui envoie son enfant sous la douche!
Il s'enferme donc une dizaine de minutes dans la salle de bain et mon regard tombe sur le rideau de douche étalé sur le sol de la cuisine.
- Oups!
Par la suite, pendant que je lui coupe les cheveux, il réussit à me baragouiner une conversation qui tergiverse entre la politique, les dernières élections et leur immigration au Québec 5 ans plus tôt. Ils n'ont toujours pas de permis de travail et m'informe que c'est leur fille qui est dentiste en Floride qui les fait vivre.
La fille en question arrive finalement. Elle enlace ses parents avec amour. Elle aussi a une magnifique chevelure, de longs cheveux bruns. Elle ne me connait pas mais me fait déjà entièrement confiance.
- Do as you want...you're the professionnal!
Je lui fais une belle coiffure torsadée. Elle m'informe qu'elle aurait aimé me connaitre 3 ans auparavant lorsque pour son mariage, un coiffeur avait pris 2 heures pour la coiffer et que la coiffure était tellement horrible qu'elle avait finalement tout défait pour se faire elle-même une simple queue sur le côté.
Son mari entre à son tour avec sa mère. Cette dame une américaine typique ne passe pas inaperçue. Elle porte une robe courte en paillettes au décolté plongeant mettant en valeur sa voluptueuse poitrine. Au pied, des talons vertigineux! Pour elle, afin d'optimiser son look, j'opte pour une coiffure volumineuse et sexy! Elle adore! Et je termine avec le mari américain qui arbore de beaux cheveux blonds que je coupe très courts comme il me demande et applique de la pâte de finition pour achever son look. Voilà, il est maintenant 10h, ils sont tous beaux et presque prêts pour se rendre à l'église.
Certains se parlent en Roumains, d'autres en anglais avec de forts accents. Tout un ''melting pot''. Ce brouhaha dans l'appartement me déstabilise totalement, je ne suis pas du tout dans ma zone de confort mais ces gens me font rire, me font du bien. Je sens tout l'esprit familial qui les habite. C'est du ''bon monde'' comme on dit. Des gens qui ont les valeurs à la bonne place. Pendant que je ramasse mes trucs, ils se préparent pour le baptême de la petite dernière. Ils sont heureux, ils vont s'amuser et fêter, manger et danser. Je vois le bonheur dans leurs yeux, les liens forts qui les unis.
Avant mon départ, ils me montrent des photos de famille et surtout du bébé. La grand-maman me dévoile l'énorme gâteau qu'elle a concocté elle-même pour le baptême. L'esprit est à la fête, ils sont fiers! Même s'ils n'ont pas un décor aux nouvelles tendances, ni meubles ni accessoires derniers cris. Ils ont peu mais ils ont l'essentiel...l'amour, le vrai, tatoué sur le cœur!
Je repart de là en planant, ils m'ont généreusement rémunéré mais j'ai surtout rencontré une famille extraordinaire et cela a fait ma journée!
dimanche 16 mars 2014
FABLE DU PRINCE CHARMANT
Même si ses mains glissent sur sa peau comme la plus douce des étoffes. Que son regard tendre capte le sien chaque fois que la crainte l'envahit. Même s'il communique son affection en déposant de sensuels baisers aux commissures de ses lèvres. Il ne manifeste pas son amour en parole puisqu'il est muet. Point de ''je t'aime'' chuchoté à l'oreille, pas de ''t'es belle'' lorsqu'elle enfile une nouvelle robe. Pas un son, ni l'écho d'une tirade. Il prouve son amour par des gestes concrets. Des mains pour le dire, un câlin, une épaule...
Le second est invisible. À distance, il déclare son amour. Dans de belles envolées romantiques, il exprime ses sentiments au bout du fil. Il écrit des vers poétiques où il manifeste tout l'étendu de son affection dans des textos, des courriels ou des lettres envoyés comme une bouteille à la mer. Les mots ont encore plus de poids que le geste. Telle une perche tendue, les mots ont le pouvoir d'envoûter, d'apaiser, de faire vibrer et de cajoler...
Le troisième a les sens bien aiguisés. Le toucher, l'odorat, la parole facile, l'inclination altruiste, l'empathie naturelle, une oreille attentive. Doux, sensible, aimant. Il regarde avec son cœur puisqu'il est aveugle. Il est vulnérable mais sincère. Privé du sens de la vue mais pas du discernement. On dit que l'amour rend aveugle mais lui il exprime sa passion par les yeux du cœur. Il sait reconnaitre l'authenticité des sentiments et alors, il se donne totalement, sans retenu...
Par lequel aimeriez-vous vous laisser séduire?
mercredi 19 février 2014
- LE CISEAU ET LA PLUME
Cette semaine, une bizarre de sensation m'habite. Une fatigue s'abat sur moi et je ressens un grand vide. Pourquoi? En y réfléchissant bien, je réalise qu'en envoyant un nouveau projet dans l'univers, un projet qui m'accaparait beaucoup depuis l'été passé, je me suis délestée d'un poids. Ce projet me donnait de l'adrénaline et depuis lundi, jour où j'ai laissé ce bébé entre les mains d'un comité de lecture, je me sens tout drôle! En fait, 9 mois se sont écoulés, un vrai accouchement!
Je travaillais sur un roman, à temps partiel. Et oui! J'en ai pondu un! Au rythme de mes inspirations. De 5 à 20 heures par semaine. J'étais obnubilée par ce projet qui me tenait à cœur puisque je caresse le rêve d'être éditée depuis au moins 25 ans alors que j'étudiais en lettres! Habitée par cette histoire à tous les jours, je vivais avec mes personnages. Mais, lundi le 17 février enfin prête et satisfaite , j'ai finalement envoyé mon manuscrit à un éditeur. Par la même occasion j'ai perdu quelque chose, j'ai dû lâcher prise et faire confiance à la vie!
L'inspiration me vient à tout moment, en voiture, dans mon bain. En cuisinant, en marchant...le matin, le midi, le soir. En regardant ma vie en face et celle des autres. Et un salon de coiffure, quel endroit idéal pour s'inspirer. Je reçois tant de confidences! Et j'y vois défiler la nature humaine sous toutes ses formes! Je suis choyée avec la coiffure et l'écriture. D'ailleurs ma cousine Monique m'a fait un beau compliment en me disant que je manie aussi bien le ciseau que la plume. Moi, tant que je suis dans la création, je suis heureuse. J'en ai besoin pour vivre, elle me nourrit.
J'ai confiance que cette fois-ci soit la bonne. Je suis prête à aller au bout de mon projet pour qu'il se concrétise et me lance dans une nouvelle aventure. J'ai tant d'histoires dans ma tête, tant d'imagination. Tant de destins qui se manifestent et se croisent. Tant de scénarios, de préambules et de conclusions. Tant d'idées dramatiques, tant de pensées romantiques. Je pense aux mots, aux synonymes et aux dialogues. À la psychologie de mes héros. À leurs forces et à leurs défauts. Mon ami fidèle des derniers mois s'appelle Robert, mon dictionnaire! Mon cerveau est une source inépuisable d'inspiration. Y'é temps que ça sorte!
Si un jour, j'aperçois mon nom sur la jaquette d'un livre dans une librairie, j'aurai réalisé un rêve qui, il n'y a pas si longtemps me paraissait inaccessible. Et si cette histoire trouve refuge entre les pages d'un bouquin et qu'elle voyage jusqu'à vos mains, j'espère que vous aurez autant de plaisir à la lire que j'en aurai eu à l'écrire.
Et n'ayez crainte, toute ressemblance avec qui que ce soit n'est que pure coïncidence!
dimanche 19 janvier 2014
LA VOLEUSE DE LA CONCORDE.
Vous ai-je déjà raconté l'histoire de la voleuse de la Concorde? Si au moins elle était venue nous voler des cheveux blancs, des rides ou des cernes sous les yeux...mais non elle avait eu du front tout le tour de la tête pour voler un portefeuille dans notre salon de coiffure.
Une tête de linotte qui avait décidé de battre le fer pendant qu'il était chaud en faisant une razzia des commerces du boulevard. Sûrement de mèche avec les petits voyous du quartier qui cherchaient à faire de l'argent ''vite fait'' pour de la dope. Pendant qu'elle, coupait peut-être un cheveu en quatre, elle n'avait aucun scrupule à se faire les poches des coiffeuses ou de la clientèle.
Au moment où une cliente était en pleine crise capillaire et que toute l'attention était tournée vers elle, la voleuse s'exécutait sournoisement. Ensuite elle filait à l'anglaise. En constatant le méfait, nous avons tous eu les cheveux dressés sur la tête. ça frisait le ridicule même si le ridicule ne tue pas.
Un appel au 911, une déposition recueillie et une description de la maraudeuse et il n'en fallait pas plus pour que la police passe le quartier au peigne fin. On cherchait une femme entre 50 et 60 ans, maigrelette, à la peau très bronzée, putain (oups plus teint) et vêtue d'un survêtement de sport. Les recherches auraient pu tomber à plat si l'enquêteur n'était pas du genre à chercher des poux là où il n'y en a pas. Il prit rendez-vous avec chaque coin de rue, chaque ruelle et mit le grappin dessus à 1/2 km du salon.
La police me kidnappa afin que je puisse l'identifier. On m'embarqua dans la voiture de service qui alluma aussitôt ses gyrophares puis qui brûla des feux rouges afin d'arriver à destination comme un cheveu sur la soupe. Et oui c'était bien elle qui avait été intercepté et qui était déjà recherchée pour d'autres arnaques. Elle, qui se croyait à un cheveu du crime parfait, s'était fait prendre. Moi, j'avais eu une petite montée d'adrénaline dans une virée policière pendant que ma cliente attendait impatiemment sur ma chaise avec la moitié d'une coupe inachevée.
En 26 ans , il s'en est passé des choses...je vous en garde pour mon prochain billet. À bientôt X
Vous ai-je déjà raconté l'histoire de la voleuse de la Concorde? Si au moins elle était venue nous voler des cheveux blancs, des rides ou des cernes sous les yeux...mais non elle avait eu du front tout le tour de la tête pour voler un portefeuille dans notre salon de coiffure.
Une tête de linotte qui avait décidé de battre le fer pendant qu'il était chaud en faisant une razzia des commerces du boulevard. Sûrement de mèche avec les petits voyous du quartier qui cherchaient à faire de l'argent ''vite fait'' pour de la dope. Pendant qu'elle, coupait peut-être un cheveu en quatre, elle n'avait aucun scrupule à se faire les poches des coiffeuses ou de la clientèle.
Au moment où une cliente était en pleine crise capillaire et que toute l'attention était tournée vers elle, la voleuse s'exécutait sournoisement. Ensuite elle filait à l'anglaise. En constatant le méfait, nous avons tous eu les cheveux dressés sur la tête. ça frisait le ridicule même si le ridicule ne tue pas.
Un appel au 911, une déposition recueillie et une description de la maraudeuse et il n'en fallait pas plus pour que la police passe le quartier au peigne fin. On cherchait une femme entre 50 et 60 ans, maigrelette, à la peau très bronzée, putain (oups plus teint) et vêtue d'un survêtement de sport. Les recherches auraient pu tomber à plat si l'enquêteur n'était pas du genre à chercher des poux là où il n'y en a pas. Il prit rendez-vous avec chaque coin de rue, chaque ruelle et mit le grappin dessus à 1/2 km du salon.
La police me kidnappa afin que je puisse l'identifier. On m'embarqua dans la voiture de service qui alluma aussitôt ses gyrophares puis qui brûla des feux rouges afin d'arriver à destination comme un cheveu sur la soupe. Et oui c'était bien elle qui avait été intercepté et qui était déjà recherchée pour d'autres arnaques. Elle, qui se croyait à un cheveu du crime parfait, s'était fait prendre. Moi, j'avais eu une petite montée d'adrénaline dans une virée policière pendant que ma cliente attendait impatiemment sur ma chaise avec la moitié d'une coupe inachevée.
En 26 ans , il s'en est passé des choses...je vous en garde pour mon prochain billet. À bientôt X
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