mercredi 24 août 2016

                                   MEA CULPA

Je dois faire mon mea culpa. Puisque je ne visite plus vraiment les églises , je me confesserai ici parmi vous. Peut-être allègerais-je ainsi ma conscience...

Durant le déménagement de mes parents de 83 et 84 ans, nous avons constaté que pendant qu'ils faisaient leurs boites durant plusieurs semaines, ils avaient probablement perdu le fil de ce qui était à donner ou à jeter. Tout s'est retrouvé pèle-mêle, le bon comme le vieux, les choses pratiques et celles bien inutiles. Les trucs jolis et les choses....comment dirai-je...quétaines et passées date.

Mais qui suis-je pour dire que quelque chose est destinée aux poubelles? En tout cas, je sous-estimais l'attachement que mes parents avaient pour certains objets. J'essayais de les convaincre d'opter pour un décor plus épuré et de se délester du superflu. Cette génération de gens adorent les bibelots, les fleurs en plastique et les gugusses de tous genres. Ils gardent des choses qui me paraissent inutiles depuis plus de 40 ans.

Lors de l'ouverture des fameuses boites, mes sœurs et moi aurions aimé jeter la moitié de ce qui nous tombait sous la main. Par respect pour eux, nous avons presque tout conservé. Je dis presque...parce qu' à certains moments ce fut plus fort que moi....

Une vieille camisole grise ( auparavant blanche) prit le bord des poubelles sans que quiconque n'ait vu mon geste délibéré. Et un canard jaune fait à partir d'une débarbouillette de ratine contenant un savon était aussi vilain que le petit canard de l'histoire de notre enfance. Je me suis alors dit...'' qu'est-ce qu'elle fait encore avec ça ma mère?'' Je l'ai fait disparaitre sans aucun scrupule, me disant qu'elle ne s'en soucierait guère...mais c'était bien mal la connaitre...

Cette semaine, elle m'a dit :

''y'a juste une chose que je n'ai pas retrouvée...tu sais le petit canard jaune que je gardais dans la salle de bain...''

'' Je ne l'ai pas vu'' ai-je menti  ( mon Dieu, j'ai menti à ma mère)

Puis elle a dit...C' est Frédérique qui me l'avait fait lorsqu'elle était en maternelle.

Oh mon Dieu! j' avais oublié que c'était ma fille qui avait fait cette horreur. Comme quoi le regard d' une grand mère est biaisé  par l'amour qu'elle porte a sa descendance.

Jamais plus je ne commettrai un tel péché,  je le jure!

dimanche 21 août 2016

ON PEUT AVOIR PLUS D'UNE VIE DANS UNE VIE

À défaut de troquer l'argent pour l'or, j'aimerais troquer mon peigne contre une plume.

D'aussi loin que je me souvienne, mon énergie créative s'est toujours insufflée de la tête  vers les bras, jusqu'aux mains. D'une idée, s'en suivait  un mouvement jusqu'à l'optention d'une réalisation. Avec dans la main, un peigne,  une brosse ou des ciseaux. Comme dans roche, papier, ciseaux. ...je garderais le papier. Un tout nouveau canevas. Une page blanche sur laquelle j'y coucherais mes états d'âme aussi bien que le fil de mille et une histoires cousues et décousues

Je rêve d'un lieu au décor épuré,  tout en camaïeu.  D'un grand bureau en bois de rose niché devant une grande fenêtre.  D'un beau fauteuil confortable. Une pile de feuilles,  une plume et du temps. ..voilà.  Il n'en faut pas plus pour illustrer ce dont j'aurais besoin pour accéder à mon métier de rêve. Écrire,  écrire,  écrire.

Écrire pour m'exprimer,  pour me libérer. Écrire pour soutirer un sourire. Écrire pour faire monter une émotion ou faire couler une larme. Écrire pour surprendre, écrire pour éveiller les consciences.  Mais surtout, surtout pour me réaliser.

Le temps est venu de sortir tout ce qui dort dans mes tiroirs ( au propre comme au figuré  ) et de peaufiner le tout avec la petite touche de magie qui prend vie avec l'inspiration.