lundi 21 décembre 2015

                                                   LA CRÈME


J'ai quelque peu délaissé mon blogue cet automne. Pourtant ma vie était bien remplie (peut-être trop justement)  j'ai voyagé, j'ai travaillé sur des projets fort intéressants et le temps passe à une vitesse si folle qu'on se réveille un beau matin, on a 5-6 rides de plus, des cheveux gris, de l'arthrite dans les genoux et une génération beaucoup plus jeune qui nous pousse dans le dos. Une génération qui nous donne des complexes lorsqu'on a de la difficulté avec les nouvelles technologies, qu'on demande de l'aide pour lire les ingrédients sur une boite d'aliment ou la posologie derrière une bouteille de comprimés! Où sont encore disparues mes lunettes de lecture? J'en ai bien 6 paires qui trainent un peu partout...

Si vous remarquez bien, tout change et en même temps, rien ne change vraiment. Ni la nature même des choses ni l'essence des gens...Mais lorsque les planètes sont alignées et que tout baigne dans l'huile, on obtient la crème de la crème. Le summum du summum...Le bonheur! Par contre, quand tout tourne mal, lorsque l'énergie est mauvaise...on a beau tout mélanger, bien brasser les choses, au bout d'un certain temps la crème finit toujours par remonter à la surface.

La crème c'est parfois très positif. Lorsqu'elle est le petit plus, le petit bonheur qui rehausse notre vie mais peut sembler négative lorsqu'elle est tout ce qu'on veut éviter, tout ce qu'on repousse, tout ce qui nous dérange. Mais pourtant même dans les mauvais moments, la crème est là pour une raison. Pour nous faire comprendre des choses que notre esprit préfèrerait ignorer...Lorsqu'on a l'habitude de balayer nos problèmes sous le tapis, on a de belles surprises quand on se décide enfin à faire du ménage!

Pour la période des fêtes, je vous souhaite ''la crème de votre choix'', celle que vous préférez...Une belle crème fouettée onctueuse et goûteuse si c'est celle qui vous fait saliver. Une crème caramel si vous avez la dent sucrée. Une crème glacée à la vanille pour vous titiller les papilles. Une crème au beurre, une crème Chantilly, une crème de menthe ou une crème solaire si vous rêvez de plages et de sable fin! Je vous souhaite le Noel parfait pour vous, bien entouré ou tranquille. Endiablé ou paisible. Pour vous et les êtres qui vous sont chers. La ''crème passée date'', celle qui a tourné dans votre café, ça c'est chose du passé. On regarde en avant et on se souhaite que le meilleur pour 2016!

lundi 27 juillet 2015

                                         LE MIRAGE

Le film LE MIRAGE de Ricardo Trogi, scénarisé par Louis Morissette sort bientôt sur nos écrans. Il dépeint la société d'aujourd'hui comme étant superficielle et de consommation. Il met en lumière nos nouveaux réflexes depuis l'arrivée des réseaux sociaux de ne montrer que le beau dans nos vies. Nos acquisitions, nos plus beaux vêtements, nos sorties au resto, nos activités, nos voyages etc...

Il est vrai que lorsque l'on vit des moments plus difficiles, on se fait plus discret sur FACEBOOK, INSTAGRAM ou autre. On ne parle pas sur ces tribunes des difficultés ou des déceptions que l'on vit avec nos enfants. Pas plus de nos problèmes d'argent ou querelles d'amoureux. Pourtant personne n'a une vie tout en rose mur à mur. On a beau être positif, optimiste, plein de joie de vivre, il y a des jours où ça ne tourne pas rond. Il y a des jours où on a le cœur gros, les émotions à fleur de peau. Il y a des jours où on a besoin de confier le trop plein que l'on a accumulé à quelqu'un, à n'importe qui...mais à qui? Ces jours-là, on envie ceux qui sont tellement plus heureux que nous!

Je regarde mes parents et je constate qu'ils détiennent le secret du bonheur. De LEUR bonheur du moins! Ils regardent très peu la télévision, seulement pour les actualités et certains reportages intéressants. Ils n'ont pas d'ordinateur, pas d'internet, pas de cellulaire. Donc, ils n'ont accès à aucun réseau social. Et ça ne leur manque pas. Ils sont trop occupés à jouer aux cartes, à des jeux de société, à lire ou à faire des casse-têtes. Ils ne se comparent à personne, ils vivent leur vie et l'apprécie. Ils n'ont jamais été très riches mais ils aiment les gens et leur richesse se mesure à la santé de leur progéniture. Malgré quelques problèmes d'ordre médical, ils demeurent actifs et ne se plaignent pas.

J'irai sûrement voir le film LE MIRAGE qui portera à réflexion, c'est certain. Dans différentes mesures, chacun s'y reconnaît semble-t-il. ( mes parents ne s'y reconnaitront pas , ça c'est sûr!) Ma réflexion à moi est déjà entamée et bientôt se soulèveront les discussions de toute part. Est-ce qu'on est accro aux réseaux sociaux? Sommes-nous une génération superficielle? Quelle place attribuons nous dans nos vies à nos valeurs profondes? À la spiritualité , etc...etc... On s'en reparle...

dimanche 12 juillet 2015

                         VOIR LE BON CÔTÉ DES CHOSES

Hier soir, je travaillais. Travailler un samedi soir peut être plate. Mais il y a deux façons de voir les choses. Et j'ai choisi de le vivre de façon optimale. Puisque j'étais en service mais pas toujours occupée...j'en ai profité pour m'avancer dans la lecture d'un bon roman, '' La fille du train'' . Lorsqu'on a un bouquin entre les mains s'en suivent bien souvent de beaux échanges sur nos goûts littéraires, les suggestions des uns, les commentaires des autres. Et cerise sur le sundae.... à 22h j'avais le meilleur ''spot'' pour regarder les feux d'artifices de La Ronde...du 10e étage à TVA!

Rencontrer des gens intéressants avec une collègue qui était de charmante compagnie m'a rendu dans un état d'esprit des plus ''zen''. Même le trafic sur la 15 en revenant à 23h n'a pas altéré mon humeur. Ça veut tout dire!

Lorsqu'on travaille le weekend, j'ai un bon truc...on a qu'à transformer notre vendredi soir et le maquiller en samedi! Une balade en ville et un bon souper sur une terrasse qui s'étire jusqu'à 1heure du matin prend tout à fait les allures d'un samedi soir. Les fous rire qu'on a eu se sont avérés une vraie thérapie. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant dilaté la rate.

Ensuite il s'agit de métamorphoser la routine du dimanche matin, une balade en vélo ou une saucette dans la piscine dès l'aurore part bien la journée! Maximiser son temps est la clé. On a quelques heures devant soi, qu'est-ce qu'on peut bien en faire? Qu'est-ce qui rendrait notre cœur heureux?

Nos faits et gestes sont la somme de nos choix de vie. Assumer nos décisions de la meilleure façon qui soit contribue grandement à rehausser notre bonheur. Et faire rayonner le bonheur autour de moi fait partie de mes objectifs de vie. Tant mieux si cette énergie positive déteint sur les autres. Un sourire , ça ne coûte rien. C'est le geste gratuit le plus facile à donner. Une oreille attentive et une attention particulière sont si agréables à recevoir également. Faisons de nos rencontres un réel plaisir, un souvenir indélébile dans l'esprit des gens que l'on croise.

Faire sa marque, ça ne signifie pas toujours ''réaliser de grandes choses''. Chacun ses ambitions, chacun ses réalisations dans une échelle bien personnelle. Tant de gens autour de moi m'inspirent positivement. J'essaie du mieux possible d'en faire de même en dévoilant le meilleur angle d'une situation, l'autre côté de la médaille...le bon côté des choses quoi!

dimanche 7 juin 2015

                           Truc pour économiser en produits capillaires.


Lorsque j'ai commencé ce blogue, je devais surtout parler coiffure mais j'ai bien vite bifurqué vers des sujets qui soulèvent mon intérêt et mes passions. Aujourd'hui je fais un retour vers la chevelure à cause d'une rencontre marquante...

J'ai rencontré une chanteuse dont je tairai le nom. Une journée où je devais la coiffer pour un tournage, elle me demande de bien lisser ses cheveux au fer plat. Deux jours plus tard, elle est à nouveau sur ma chaise et me demande cette fois- là de les friser. Après avoir passé le fer plat c'est parfois difficile de donner à la chevelure une autre forme. J'aurais dû lui mentionner de les laver la veille, ils auraient été beaucoup plus facile à onduler. Heureusement elle ne désire que des ''beach waves'', une ondulation très légère. Mais ce qu'elle m'a dit m'a carrément jeté par terre!

'' Je ne lave jamais mes cheveux!''

Je crois avoir mal compris...tu ne laves jamais tes cheveux?

''La dernière fois , ça remonte à 5 semaines. Seulement quand je fais faire ma coloration.''

Je ne comprends pas...ses cheveux ne sont pas gras et ils ne sentent pas mauvais! Alors elle m'explique que les cheveux ne sont pas fait pour être lavés. Ok. Elle doit arriver tout droit d'Afrique et là-bas, ils lui ont fait un lavage de cerveau au lieu d'un bon lavage de tête!

Son rituel est de bien brosser sa chevelure chaque jour. Ainsi, elle amène le sébum qui se trouve à la racine vers les pointes. Ce sébum naturel hydrate ses pointes. Pour la racine , elle saupoudre du bicarbonate de soude ( de la petite vache) ceci enraye les odeurs et absorbe le sébum. Pas de shampoing ni conditionneur pour cette chanteuse un peu ''granole''.

Je suis médusée...pour moi, se laver les cheveux est un plaisir sublime. Se sentir bien propre avec des fragrances enivrantes demeure mon rituel beauté par excellence. Jamais je n'ai pensé que l'on pouvait sauter cette étape si cruciale. Du moins... AU MOINS une fois par semaine...en ce qui me concerne, je répète l'exercice 2 à 3 fois par semaine.

Dans notre société occidentale, on oublie que les habitudes de vie ailleurs dans le monde peuvent se situer aux antipodes. Car je suis persuadée que cette chanteuse qui a parcouru le monde doit avoir appris cet état de chose quelque part dans le cadre de ses nombreux voyages. Elle a réussi à le mettre en pratique dans sa vie courante et fait des économies énormes en produits capillaires!

Fait ironique...pendant que je suis devant mon clavier à écrire ce billet, j'ai une serviette sur la tête. Je viens de prendre ma douche où je me suis shampounée les cheveux avec un shampoing dont les bienfaits ont été vantés par une campagne de marketing bien ficelée, je les ai hydratés avec un revitalisant qui j'espère n'a pas été testé sur les animaux et je m'apprête à me faire un beau brushing du tonnerre! Voilà ma façon à moi de me sentir bien propre et fraîche, prête à démarrer une autre journée avec une belle confiance en moi!

samedi 18 avril 2015


                          LE CAFÉ DES 3 COLOMBES

Dernièrement, j'ai fait remplir un formulaire pour le renouvellement de ma carte d'accès à TVA par un superviseur des sports que je ne connaissais pas. En jetant les yeux sur mon prénom, il se met à chanter un couplet du '' Café des 3 colombes'' de Joe Dassin....'' Nancy en hiver, une neige mouillée, une fille entre dans un café...'' Je le regarde et lui sourie toute étonnée de l'exactitude du moment.
''C'est tout à fait ça! Ma mère m'a prénommé ainsi en l'honneur de la ville de Nancy en France si joliment chanté par Joe Dassin dans ce grand succès des années 70. Elle me l'a fait orthographier NANCIE afin que les gens le prononcent en français comme les ''français', le font si bien!

Durant mes années de primaire, j'ai détesté mon prénom. Plusieurs m'appelaient ''Lassie'' comme le fameux chien à la télévision. Puis peu à peu, je l'ai apprivoisé et j'ai apprécié son originalité. En vieillissant, on assume mieux. Il faut bien qu'il y ait quelques avantages à gagner des années!

Il y a quelques temps, j'étais avec mes cousines adorées. On était 4 dans la Beatle décapotable de Jacinthe. On roulait sur des routes de campagne en écoutant de belles chansons françaises. Le soleil était rayonnant, la température idéale et un vent chaud soulevait nos chevelures....''Nancy au printemps, ça ressemble au midi. Elle m'aime et je l'aime aussi...'' On s'est arrêté pour pique-niquer au milieu des champs de lavande.

La propriétaire de La maison lavande de St-Eustache s'appelle Nancie comme moi. Avec un I et un E comme moi. Ça c'est rare! Je lui en ai fait part lorsque je l'ai rencontré. Elle m'a enlacé comme si elle retrouvait une vieille amie et toute excitée, s'est empressée de me demander pourquoi ma mère m'avait prénommé ainsi. Alors , je lui racontai que lorsque ma mère était enceinte de moi, elle avait déjà 2 filles. Elle souhaitait tellement la venue d'un garçon, qu'elle n'avait arrêté son choix que sur un prénom masculin, soit, Stéphane ( comme il y en eu plusieurs entre 1965 et 1975). Mais un beau jour, elle reçu une carte postale de son frère en voyage en France. La carte dévoilait un beau paysage de la ville de Nancy dans la région de la Lorraine. Voilà! Elle avait trouvé le prénom de sa 3e fille.

Je suis fière d'avoir un prénom peu commun mais c'est fou comme j'apprécie aussi ne pas être la seule au monde à en être affublé. Je dois souvent reprendre les gens qui le prononcent en anglais. Et toujours spécifier son orthographe peu orthodoxe. Souvent , ce sont les gens autour de moi qui le défendent pour moi. Lorsque quelqu'un le prononce bien du premier coup, j'en suis flattée.

Un jour, j'espère avoir la chance de réserver une table au Café des 3 colombes dans la ville de Nancy.
''On s'est connu au café des 3 colombes, aux rendez-vous des amours sans abri. On était bien, on se sentait seuls au monde. On avait rien mais on avait toute la vie...''

vendredi 27 mars 2015


                                     10, 20, 30, 40...



J'adore la quarantaine et j'aimerais bien rester là. Mais en rester là voudrait dire ne pas me rendre à 50...et ça je ne le souhaite vraiment pas car j'aime trop la vie et j'ai encore trop à faire! Il est vrai que dans la vie, chaque étape est différente et importante, un espèce de renouveau à chaque décennie et la découverte d'une période qui amène son lot de surprises. Durant chaque décennie plusieurs personnes ont croisé mon chemin. Et ce n'était pas l'effet du hasard ni des coïncidences mais des rendez-vous planifiés par deux âmes...

0 à 10,  l'enfance. La mienne fut heureuse. Inconsciente de la pauvreté dans laquelle je vivais, j'étais entourée d'amour et c'était ce qui importait. J'ai ri, j'ai joué. J'ai aussi pleuré et tombé mais toujours me suis relevée...Personnes marquantes...Madeleine et Lucien, mes parents. De ceux dont j'ai reçu tant d'amour, de support et de sécurité affective. ( Même s'ils m'ont oubliée à l'hôpital Notre-Dame alors que j'avais 5 ans!)

10 à 20, l'adolescence. La mienne fut dépourvu de rébellion. Elle fut empreinte de découvertes, d'activités diverses, d'ouverture sur le monde et des plaisirs de la chair. ( pas à 12 ans tout de même, plus vers 16-17...) Et Marc fut une personne significative pour moi durant cette période. Il était un homme dans un corps d'adolescent. Sa grande maturité m'a effrayée. Je n'étais pas prête pour de telles démonstrations d'affection. Il a touché mon âme d'une façon indescriptible et je l'ai souvent recherché par la suite dans d'autres hommes...

20 à 30, la vingtaine, LA jeunesse, La liberté avec un grand L, l'amour et l'amitié. Mais avec son lot de responsabilités parce que j'en avais décidé ainsi. Travail, maison, vie de couple, enfants... Je ne me posais pas de questions, j'étais simplement HEUREUSE! Une des plus belle période de ma vie!
Nathalie, ma meilleure amie en ces temps-là avait une personnalité particulière. Intelligente mais intense. Généreuse mais anxieuse. Je n'ai pas toujours su comment composer avec ça...la vie nous a fait prendre des chemins différents et j'ai vécu une grande peine d'amitié. Mais cette relation m'a fait cheminer et j'ai beaucoup appris...

30 à 40, la trentaine. La période durant laquelle la femme est à son summum (et on ne le réalise pas vraiment pendant qu'on est dedans!) Un tourbillon incessant dans la conciliation travail/famille, des remises en question existentielles, des doutes, des craintes, des angoisses parfois mais... on a encore toute la vie devant soi...Heureusement, Richard, Frédérique et Jérémie étaient à eux trois mon port d'attache, toute ma vie, mon univers et ma raison de vivre.

40 à 50, la quarantaine. Pour moi c'est une renaissance. Les enfants sont grands, les priorités changent. Je retrouve du temps pour moi, de la liberté, de nouveaux défis et de l'indépendance. Le couple se redécouvre, se renouvelle et c'est pour le mieux. La mère est toujours là mais la femme reprend ses lettres de noblesse, elle s'épanouit et se redéfinit. Mon Richard nouveau comme le Beaujolais se bonifie avec l'âge. On évolue, on change (pour le mieux j'espère...). Et il y a mon confident, mon ami imaginaire. Celui qui connait tout de moi, mes craintes et mes insécurités. Celui qui a accès à l'antre de mon jardin secret. Ça peut être mon journal intime ou le miroir qui me renvoie le reflet réel de moi-même. Mon côté enfant, frivole, ludique. Et la femme forte derrière laquelle planent une myriade d'émotions. La sensibilité, la sensualité, la vulnérabilité, la fragilité et tous ses dérivés...

50 à 60...à venir

J'ai de beaux modèles de femmes autour de moi.  Des femmes de 45 ans qui retournent sur les bancs d'école. Des femmes de 55 ans qui changent de carrière. Des femmes de 65 ans qui organisent des voyages dans des contrées lointaines. Des femmes de 75 ans qui dansent le Zumba. Des femmes qui se lancent en politique. Des femmes qui se lancent en affaires. Des femmes qui se lancent en bas d'un avion en parachute.

 Bon! Faut que je trouve où me lancer moi aussi...

dimanche 1 mars 2015

               48 ANS ET TOUTES MES DENTS


Vieillir est un privilège. ( même si je trouve plusieurs inconvénients à le vivre surtout en me comparant à mes jeunes collègues de 25 ans avec des tonnes de miroirs autour de moi...) Je disais donc que vieillir est un privilège puisque plusieurs quittent ce monde bien trop tôt. Quand on a la chance d'avancer en âge, d'accumuler sagesse et expérience... ( ainsi que quelques courbatures, quelques nouvelles rides chaque semaine, la vue qui baisse, la températures corporelle qui monte...) Il faut savourer tous les petits plaisirs que la vie procure et nous offre. Comme j'ai déjà entendu...j'ai travaillé tellement fort pour ces rides-là, j'en suis fière!

Dans notre recherche du bonheur et notre vie effrénée...je retiens une phrase d'un auteur dont je n'ai pas retenu le nom...Être présent dans l'instant.
Ça ne veut pas dire apparaître au moment même où nos enfants claquent des doigts ( comme ils le voudraient tant!) Mais bien ressentir et vivre le moment présent.

Comme vous tous,je n'ai pas de contrôle sur ce qui m'arrive mais j'ai le choix d'adopter une attitude qui sera bénéfique pour moi à long terme. Par exemple, je suis née avec une malformation congénitale des hanches. Heureusement les orthopédistes ont résolu mon problème en bas âge. À 14 mois c'était davantage le problème de mes parents que le mien on en convient. Et bien qu'ils aient maintenus mes hanches, mon bassin et mes jambes dans un plâtre pendant 9 longs mois dans 3 positions différentes soit  allongée, en grenouille puis en ''split'', ça n'a pas fait de moi une contorsionniste ni une gymnaste aguerrie. Je ne suis pas plus souple que la branche d'un arbre....oh! là...j'espère que ceci ne vous donnera pas l'occasion de me traiter de ''vieille branche''! On va se garder une p'tite gêne...Toute cette mésaventure m'a sauvé d'un handicap certain. Je remercie mes parents qui ont été vigilants et qui m'ont amené voir des spécialistes. ( Nous vivions au fin fond de l'Abitibi tout de même!)

Donc, pour en revenir à mes bobos...je disais que bien que pendant une quarantaine d'années, j'ai pu vivre sans douleur aux hanches, mon travail debout et l'âge font en sorte qu'aujourd'hui ce mal revient peu à peu me hanter.

Moi, toujours si énergique et active. Qui marche souvent d'un pas pressé et rapide, je dois m'astreindre à ralentir la cadence. La vie m'y oblige...quelle leçon d'humilité! Mais puisque je ne suis pas du genre à m'apitoyer sur mon sort, je vais plutôt plancher sur des solutions... Mon corps me dit:
'' remet toi en forme!''

À l'intérieur, je me sens encore comme à 35 ans. Mon esprit et mes cellules sont en décalage. J'ai tellement de rêves à réaliser, de projets à concrétiser!  À l'aube de ce demi-siècle qui arrive à grand pas, une nouvelle tranche de vie se présente à moi. À moi de décider de vieillir ou de rajeunir. Car je suis persuadée qu'à ce stade-ci de ma vie on vieillit à se laisser aller, à s'enchyloser, à se refermer sur soi-même et à demeurer étroit d'esprit. Tandis qu'on a le choix de s'ouvrir au changement, de devenir plus spontanée, saisir les occasions d'avoir du plaisir et de rire afin de retrouver l'enfant qui dort en soi. ( Ha! C'est là que tu te cachais petit garnement!)

Je ne vais sûrement pas laisser mes articulations rouiller. Je vais nourrir mon corps encore mieux, le faire bouger et retrouver toute ma vitalité! Il faut que mon corps suive mon état d'esprit. Pas question de courber l'échine, d'avoir la démarche d'une petite vieille ou une allure générale vieillissante. On perd plusieurs choses en avançant en âge...pour certains ce sont les cheveux, l'énergie, la libido...(pour moi c'est la perte d'innocence, la perte de ma voiture lorsque je la prête à mon fils ainsi que la perte de la jouissance de ma salle de bain lorsque ma fille est dans les parages!)

Force est d'admettre qu'on a des deuils à faire en vieillissant. Il y a des choses qu'on a pas le choix d'accepter dans la vie et je suis prête à perdre certains acquis ou certaines facultés mais s'il y a bien deux choses auxquelles je tiens c'est la lueur vive de mon regard et l'éclat de mon sourire...car c'est à travers eux que j'exprime ma joie de vivre et mon aptitude au bonheur!

Si je perds ça...je meurs!

samedi 31 janvier 2015

                                LES NOMBREUSES UTILITÉS D UNE SÉCHEUSE

J'ai vu dans les actualités au début Janvier qu'un enfant quelque part en Asie était pris dans une laveuse...une équipe de décarcération a déployé des manœuvres extraordinaires pour extirper l'enfant de sa cachette. Cette histoire a fait rejaillir en moi un souvenir lointain...j'étais alors un bébé et mes sœurs jouaient à la cachette mais c'était moi qu'elles cachaient! Dans un tiroir, derrière une commode, dans le fond d'un garde-robe mais aussi dans la sécheuse. Oui, oui! Dans la sécheuse! Heureusement qu'elles ne l'ont pas mis en fonction! Vilaines petites filles sévèrement grondées par notre mère lorsqu'elle constata que mes pleurs résonnaient en un écho...

Durant l'enfance, les jeux de cache-cache me passionnaient. J'aimais tant me cacher dans des tentes confectionnées avec de grands draps. Je m'ensevelissais sous la neige ou sous l'eau en retenant mon souffle. Je me cachais derrière les buissons ou dans les haies pour faire fâcher maman ou pour éviter des petits amis désagréables. Avec ceux qui étaient ''cools'' on faisait des cabanes dans les bois et on s'amusait avec des personnages imaginaires. J'avais une petite cachette secrète dans les escaliers intérieurs de la maison, une planche de préfini n'était pas bien fixée et je pouvais facilement y glisser quelques petits objets qui devenaient pour moi comme des trésors. Y ai-je oublié quelques bijoux, quelques jouets? Peut-être...je devrais repasser rue Dunant a St-Leonard...

J'aimais entretenir un certain mystère. Imaginer une grotte secrète au fond de mon placard. Une caverne d'Ali Baba! En vieillissant de moins en moins de situations nous permettent d'entretenir nos jardins secrets. Le monde de l'imaginaire occupe moins d'espace dans nos vies réglées au quart de tour. Les cachettes et les secrets sont perçus comme des tromperies, des mensonges...pourtant ils meublent et enrichissent notre vécu personnel. On dirait que la créativité n'a plus sa place dans la vie d'aujourd'hui. Les écrans et l'électronique nous suggèrent tout avant même de l'avoir imaginé.

Moi, j'aime encore rêver et me raconter mille et une histoires dans ma tête. Notre pensée...est bien le seul endroit où on exerce un plein contrôle sur soi. Là, où on a toute liberté. Là, où tout est réalisable!
Le défi du plein bonheur est de concrétiser ces pensées dans le réel. Mais dans certaines situations, le domaine du rêve est 100 fois mieux que la réalité qui souvent peut décevoir.

Je regarde mes enfants qui sont devenus de jeunes adultes épanouis et responsables. Ils ont toute la vie devant eux avec mille et un projets, mille et un rêves à réaliser. Je vois l'éclat dans leurs yeux, l'étincelle du ''tout est possible''. je leur souhaite à eux et à vous tous, petits et grands d'utiliser votre imaginaire à bon escient. D'être créatifs dans tous les aspects de vos vies et de retrouver en tout temps votre cœur d'enfant. La vie est bien trop courte pour la vivre trop sérieusement et avec peu d'enthousiasme. Utiliser votre sécheuse à d'autres fins que pour y faire sécher vos vêtements. Dois-je vous faire un dessin????