samedi 21 octobre 2017
R-E-S-P-E-C-T
Dans la foulée des dénonciations des derniers jours, je me demandais si j'allais lever le voile sur une expérience personnelle #MoiAussi...
Je crois que toutes les femmes ont déjà été victimes à un moment ou un autre dans leur vie d'une agression, de harcèlement, d'abus de pouvoir ou de dénigrement par rapport au fait d'être campées dans le rôle du ''sexe faible'' . Plus les temps changent et plus c'est pareil. Il me semble que la société n'a pas évolué.
En décembre 1992, j'étais depuis peu de retour au travail de mon trop court congé de maternité. Ma fille avait 9 mois et ce soir-là j'ai été victime d'un hold up au salon. J'en ai déjà parlé dans un billet ultérieur. Je ne retracerai pas tous les détails de cette histoire. Je veux tout simplement, sous un angle différent, faire ressortir les sentiments qui m'ont habités pendant ce moment de terreur où la domination masculine avec toute la violence dont elle comporte m'a ébranlée dans toutes mes fibres féminines et maternelles.
J'ai tant désiré effacer cette mésaventure de mes souvenirs mais elle n'a jamais tout à fait quitter le disc dur de ma mémoire et elle refait surface lorsque je sens la vulnérabilité des femmes rejaillir. Pourtant, ça fait 25 ans. Et j'avais 25 ans!
Donc en ce jeudi soir, 10 décembre 1992 alors que deux voyous armés nous ont séquestrées ( moi, une collègue ainsi qu'une cliente) , nous nous sommes retrouvées à la merci de ces deux hommes mal intentionnés. Je ne pensais qu'à mon bébé qui à 9 mois avait encore tant besoin de moi. Elle dormait probablement paisiblement dans son berceau. Inconsciente du monde dans lequel elle allait grandir. Je n'avais alors qu'une idée en tête, soit de la revoir. Je m'accrochais à cette pensée qui occupait toute la place dans mon esprit. Comme un mantra, comme une prière, je récitais cette phrase encore et encore. '' Je veux revoir Frédérique, je veux revoir Frédérique''. Cette phrase que je murmurais d'une façon insistante, un rêve auquel je m'accrochais me donnait courage et espoir. Même lorsqu'un des deux voyous fit glisser le canon de son revolver entre mes cuisses pour faire remonter ma jupe. J'étais alors vulnérable comme jamais je ne m'étais retrouvée dans ma vie. Vulnérable et terrorisée. Et lui, excité par le pouvoir intrinsèque qu'il exerçait sur moi. J'ai réalisé à ce moment à quel point je tenais à la vie!
Comme j'ai détesté cette position, cette impuissance. Je n'y voyais aucune issue jusqu'à ce qu'ils abdiquent et quittent les lieux 12 minutes plus tard. Les 12 plus longues minutes de ma vie. 12 minutes qui m'en parurent 45 lors de ma déposition aux policiers. Nous avons été chanceuses dans notre malchance. Cette agression armée aurait pu tourner au pire...Je vous en épargne les détails. Mais ce sentiment d'impuissance est horrible à vivre.
Et dire que tant d'hommes et de femmes exercent ce même abus de pouvoir non pas sous la menace d'une arme mais par des paroles méprisantes, des gestes de violence et par des rapports de force. Par la domination ou le dénigrement. Pour que cela arrête, il faut bien sûr confronter et dénoncer. Et surtout éduquer nos filles et nos garçons. Dans le respect de soi, le respect de l'autre. Amen.
dimanche 8 octobre 2017
SAVOIR TRANSFORMER LE NÉGATIF EN POSITIF
Une citation lue ce matin sur Instagram m'a fait sourire et a fait naître ce billet. Lorsque je sens monter l'inspiration, j'écris d'un seul jet. Alors voici...
'' Si tu fais quelque chose de ''cool'' mais que tu ne le publies pas sur Instagram, l'as-tu vraiment fait?
Ou, est-ce que ce moment a vraiment existé?
Voila des questions philosophiques bien ancrées dans le XXIe siècle. ( lol)
Et `a l'opposé, ça me pousse `a me demander si les jardins secrets existent encore... Peut-être qu'ils n'occupent plus autant de place qu'autrefois mais oui ils existent, ils existeront toujours et auront toujours leur utilité. Un jardin secret c'est l'endroit où on se réfugie lorsqu'on a le cafard. C'est enveloppant, réconfortant. La où on s'évade pour échapper `a la routine, aux problèmes et aux ennuis. Il est rempli d'illusions, de rêves brisés et d'idées préconçues mais on s'y sent bien. On l'a façonné `a notre image selon notre propre ADN avec nos expériences de vie.
Il est sain d'avoir un jardin secret pourvu qu'il ne nous empêche pas d'avancer. Et pour aller de l'avant, il faut savoir terminer certains chapitres. S'ils ne le sont pas, ils viennent nous hanter toute notre vie. Comme une porte laissée entrouverte, il serait tentant d'y remettre le pied, la tête ou le cœur...
Je suis une nostalgique, je l'avoue. J'aime replonger dans mes souvenirs. ( Certains, on s'entend, pas tous) Ce qui m'amène `a parler de photos... Si je suis une ''kid kodak'' c'est en partie `a cause de mes parents. Dans leurs bibliothèques il y avait beaucoup de livres mais aussi des tonnes d'albums photos. Ils étaient aussi adeptes de séances de diapositives. J'aime aussi immortaliser les beaux moments, les évènements marquants. Je ne fais pas confiance `a ma simple mémoire. ( Trop d'Alzheimer dans la famille). Voila pourquoi je trouve beaucoup de plaisirs `a partager mes photos et regarder celles des autres.
Mais il ne faut pas se leurrer...derrière les belles images, tout n'est pas parfait! La vraie vie est aussi faite de déceptions, d'épreuves et de difficultés. Pour ça il y a les billets sur certains blogues et les sites de nouvelles...catastrophes, meurtres, violence, drogue, suicides, attentats etc... Un peu décourageant tout ça et surtout pas très rassurant pour l'avenir de nos enfants et petits-enfants...
'' On ne veut pas changer nos enfants mais on aimerait changer le monde dans lequel ils grandissent''
Ça aussi c'est une citation que j'ai attrapée au vol pendant un survol des réseaux sociaux. Vaut peut-être mieux se plonger dans le rêve, les voyages, les beaux paysages, les belles images qui viennent tel un baume atténuer le négatif. Car même si une photo est faite `a partir d'un négatif, moi, je n'y vois que du positif! Mes forces plutôt que mes faiblesses. Mon verre a moitié plein plutôt qu'a moitié vide. Mon gazon plus vert que vert. Et ma chance plutôt que mes revers.
Et en cette journée de l'action de grâce, j'en profite pour remercier la vie pour tout le positif que je découvre dans le virtuel (je supprime tout ce qui ne l'est pas ) mais surtout pour tout le réel qui embelli mon existence.
Bon congé à tous!
Une citation lue ce matin sur Instagram m'a fait sourire et a fait naître ce billet. Lorsque je sens monter l'inspiration, j'écris d'un seul jet. Alors voici...
'' Si tu fais quelque chose de ''cool'' mais que tu ne le publies pas sur Instagram, l'as-tu vraiment fait?
Ou, est-ce que ce moment a vraiment existé?
Voila des questions philosophiques bien ancrées dans le XXIe siècle. ( lol)
Et `a l'opposé, ça me pousse `a me demander si les jardins secrets existent encore... Peut-être qu'ils n'occupent plus autant de place qu'autrefois mais oui ils existent, ils existeront toujours et auront toujours leur utilité. Un jardin secret c'est l'endroit où on se réfugie lorsqu'on a le cafard. C'est enveloppant, réconfortant. La où on s'évade pour échapper `a la routine, aux problèmes et aux ennuis. Il est rempli d'illusions, de rêves brisés et d'idées préconçues mais on s'y sent bien. On l'a façonné `a notre image selon notre propre ADN avec nos expériences de vie.
Il est sain d'avoir un jardin secret pourvu qu'il ne nous empêche pas d'avancer. Et pour aller de l'avant, il faut savoir terminer certains chapitres. S'ils ne le sont pas, ils viennent nous hanter toute notre vie. Comme une porte laissée entrouverte, il serait tentant d'y remettre le pied, la tête ou le cœur...
Je suis une nostalgique, je l'avoue. J'aime replonger dans mes souvenirs. ( Certains, on s'entend, pas tous) Ce qui m'amène `a parler de photos... Si je suis une ''kid kodak'' c'est en partie `a cause de mes parents. Dans leurs bibliothèques il y avait beaucoup de livres mais aussi des tonnes d'albums photos. Ils étaient aussi adeptes de séances de diapositives. J'aime aussi immortaliser les beaux moments, les évènements marquants. Je ne fais pas confiance `a ma simple mémoire. ( Trop d'Alzheimer dans la famille). Voila pourquoi je trouve beaucoup de plaisirs `a partager mes photos et regarder celles des autres.
Mais il ne faut pas se leurrer...derrière les belles images, tout n'est pas parfait! La vraie vie est aussi faite de déceptions, d'épreuves et de difficultés. Pour ça il y a les billets sur certains blogues et les sites de nouvelles...catastrophes, meurtres, violence, drogue, suicides, attentats etc... Un peu décourageant tout ça et surtout pas très rassurant pour l'avenir de nos enfants et petits-enfants...
'' On ne veut pas changer nos enfants mais on aimerait changer le monde dans lequel ils grandissent''
Ça aussi c'est une citation que j'ai attrapée au vol pendant un survol des réseaux sociaux. Vaut peut-être mieux se plonger dans le rêve, les voyages, les beaux paysages, les belles images qui viennent tel un baume atténuer le négatif. Car même si une photo est faite `a partir d'un négatif, moi, je n'y vois que du positif! Mes forces plutôt que mes faiblesses. Mon verre a moitié plein plutôt qu'a moitié vide. Mon gazon plus vert que vert. Et ma chance plutôt que mes revers.
Et en cette journée de l'action de grâce, j'en profite pour remercier la vie pour tout le positif que je découvre dans le virtuel (je supprime tout ce qui ne l'est pas ) mais surtout pour tout le réel qui embelli mon existence.
Bon congé à tous!
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