Le 9 à 5, pas pour moi!
J'étais très jeune et je savais qu'une job de bureau, ce n'était pas pour moi. Je ne voulais pas faire un travail routinier avec des horaires conventionnels de 9 à 5. Je voulais évoluer dans un milieu créatif. Ça aurait pu être la mode, le maquillage, la décoration, le design...la coiffure n'a pas été un choix mais une évidence. Ça m'a intéressé dès mon jeune âge, un certain talent naturel que je portais en moi, s'est exprimé. J'ai développé ce talent, je l'ai approfondi et j'ai acquéri des techniques et des méthodes qui m'ont guidées vers le milieu professionnel.
Lorsque beaucoup plus tard, l'opportunité de travailler en télévision s'est pointée, j'ai foncé et j'ai embarqué dans le train! J'ai alors découvert une facette tout à fait différente de mon métier, un univers méconnu, l'envers du décor, les coulisses et tout le travail derrière la caméra. C'est un monde fascinant! Je me rappelle, au cégep lorsque j'étudiais en lettres et que j'avais des cours en cinéma, la particularité de ces métiers spécialisés m'impressionnait et m'intéressait grandement!
Présentement, je vis vraiment le meilleur des deux mondes. quelques jours en salon avec une clientèle agréable avec laquelle je me sens à l'aise. Une bonne partie de cette clientèle me donne carte blanche et l'autre de toute façon, une confiance certaine. Et même à 50 ans, je n'ai pas fini d'explorer, d'apprendre et de découvrir d'autres pans de mon merveilleux métier.
Lorsque j'ai la chance par exemple de faire un remplacement sur une série-télé, je découvre tous les rouages du cinéma. Les tournages extérieurs ( avec moustique, herbes à poux ou à puces), les longues heures de travail, les conditions difficiles, les impératifs et impondérables avec lesquels il faut composer (par exemple, attendre qu'un avion passe pour poursuivre la scène) . Place à la patience et la créativité! J'apprécie ensuite encore plus le travail en salon ou en studio!
Vu de l'extérieur, mes horaires irréguliers peuvent paraître difficiles mais c'est le seul point négatif de ce beau métier que j'aime et qui me va comme un gant! Se réaliser est si important. Certains le font dans leurs loisirs moi, c'est dans mon travail. Encouragez vos enfants à poursuivre leurs passions et suivre la voie qui leur est destinée. La vie les amènera peut-être tout à fait ailleurs et leur réservera de belles surprises. Qu'ils gardent les yeux bien ouverts et qu'ils saisissent les opportunités qui se présenteront sur leur route. Leur vie sera riche et remplie de bonheur!
dimanche 23 juillet 2017
samedi 8 juillet 2017
L'INSTANT PRÉSENT
Ce que l'on prône le plus de nos jours est de vivre dans le moment présent. Et bien c'est exactement ce que mon père de 85 ans fait tous les jours depuis quelques mois. Encore plus depuis qu'il a été diagnostiqué pour la maladie d'Alzheimer et encore encore plus depuis qu'il a perdu l'amour de sa vie qu'il avait connu 64 ans auparavant. Il vit constamment dans l'instant présent. Si on lui demande ce qu'il a fait une heure plus tôt, il n'en a aucune idée. Ce doit être un vrai brouillard dans son esprit. Les souvenirs lointains ( intactes) qui s'entremêlent à des bribes de souvenirs récents qui le plongent dans la confusion.
Lui, qui était si sociable, s'isole de plus en plus de peur d'être pris en défaut lorsqu'il se mêle dans ses propos, lorsqu'il cherche ses mots ou lorsqu'il est plongé dans le néant de ses souvenirs mais il fait tout pour ne pas que ça paraisse. Son orgueil fait en sorte qu'il se fricotte mille et une histoires, s'imagine des scénarios plus invraisemblables les uns que les autres. Il est passé maitre dans la feinte, il maitrise l'art des excuses et des explications saugrenues. Il est encore très brillant!
Tout va bien. Il n'a besoin de rien! Pourtant, il a besoin de tout...d'un accompagnement régulier, d'être sécurisé et encadré. Pour le moment, faut être subtile et user de subterfuges car il se sent traité comme un enfant et brimé dans ses libertés. Notre intrusion dans sa vie, l'horripile! Il est facilement insulté lorsque pris en défaut. Alors il nie et est en plein déni. Nous essayons le plus possible de contrôler son environnement mais combien de temps encore pourra-t-il vivre seul?
À chaque semaine, de nouvelles surprises nous attendent au détour. Des choses que nous n'aurions jamais imaginées. Je pourrais tellement vous faire rire en racontant toutes les péripéties de sa nouvelle vie mais je me censure car je ne veux pas rire de lui. La peine et la confusion que je vois dans son regard lorsqu'on le confronte me hante jour et nuit.
Les problèmes cognitifs sont si terribles pour ceux qui les vivent surtout durant la période où ils en sont encore conscients que finalement je réalise qu'il n'est bien que dans l'instant présent. Au moment même où il voit et ressent les choses. Ne le questionnez pas, ne cherchez pas à analyser et à comprendre...il ne se comprend plus lui- même.
Ce que l'on prône le plus de nos jours est de vivre dans le moment présent. Et bien c'est exactement ce que mon père de 85 ans fait tous les jours depuis quelques mois. Encore plus depuis qu'il a été diagnostiqué pour la maladie d'Alzheimer et encore encore plus depuis qu'il a perdu l'amour de sa vie qu'il avait connu 64 ans auparavant. Il vit constamment dans l'instant présent. Si on lui demande ce qu'il a fait une heure plus tôt, il n'en a aucune idée. Ce doit être un vrai brouillard dans son esprit. Les souvenirs lointains ( intactes) qui s'entremêlent à des bribes de souvenirs récents qui le plongent dans la confusion.
Lui, qui était si sociable, s'isole de plus en plus de peur d'être pris en défaut lorsqu'il se mêle dans ses propos, lorsqu'il cherche ses mots ou lorsqu'il est plongé dans le néant de ses souvenirs mais il fait tout pour ne pas que ça paraisse. Son orgueil fait en sorte qu'il se fricotte mille et une histoires, s'imagine des scénarios plus invraisemblables les uns que les autres. Il est passé maitre dans la feinte, il maitrise l'art des excuses et des explications saugrenues. Il est encore très brillant!
Tout va bien. Il n'a besoin de rien! Pourtant, il a besoin de tout...d'un accompagnement régulier, d'être sécurisé et encadré. Pour le moment, faut être subtile et user de subterfuges car il se sent traité comme un enfant et brimé dans ses libertés. Notre intrusion dans sa vie, l'horripile! Il est facilement insulté lorsque pris en défaut. Alors il nie et est en plein déni. Nous essayons le plus possible de contrôler son environnement mais combien de temps encore pourra-t-il vivre seul?
À chaque semaine, de nouvelles surprises nous attendent au détour. Des choses que nous n'aurions jamais imaginées. Je pourrais tellement vous faire rire en racontant toutes les péripéties de sa nouvelle vie mais je me censure car je ne veux pas rire de lui. La peine et la confusion que je vois dans son regard lorsqu'on le confronte me hante jour et nuit.
Les problèmes cognitifs sont si terribles pour ceux qui les vivent surtout durant la période où ils en sont encore conscients que finalement je réalise qu'il n'est bien que dans l'instant présent. Au moment même où il voit et ressent les choses. Ne le questionnez pas, ne cherchez pas à analyser et à comprendre...il ne se comprend plus lui- même.
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