mercredi 26 septembre 2012

                      ON A PLUS LES DIMANCHES QU'ON AVAIT

Lorsque j'étais jeune, le dimanche était un jour sacré. C'était  '' Le jour du Seigneur''. Tous les commerces étaient fermés, il n y avait pas grand chose à faire à part jouer dehors. Le dimanche était la journée qui s'étirait de façon interminable. Les heures, les minutes et les secondes s'égrénaient lentement.  Aujourd'hui l'activité principale du dimanche est le magasinage et ceux qui  travaillent n'ont plus de vie familiale. Selon nos traditions , dans les années 70, on assistait à la messe toute les semaines. Le seul moment excitant était le fait de se mettre sur notre 36 pour l'occasion. Par la suite ça devenait rapidement ennuyant. Entendre parler en parabole et avoir à supporter l'homélie du curé était très pénible pour nos petites oreilles d'enfants qui n'y comprenaient rien. Moi, j'observais les coiffures des madames, la couleur de leur chevelure et le style de leur coupe. Je ne savais pas encore que je me destinais au domaine de la coiffure mais la mode me fascinait déjà. La période des messes à gogo fut un peu plus excitante mais de courte durée. Lorsque je suis devenue servante de messe, ce rituel imposé me parut moins long. J'adorais faire sonner les cloches au moment de l'eucharistie. Etre servante de messe me donnait certains privilèges comme manquer l'école pour assister le curé pendant les funérailles. Et le samedi en servant pour un mariage je me faisais 25 sous.

Alors quelle ne fut pas ma surprise d'entendre parler du jour du Seigneur par le fils de 10 ans d'une bonne amie à moi. Il parlait de ''Sunday Christ'', alors je voulu en savoir un peu plus... Il m'expliqua en quoi  consistait l'activité qu'il pratiquait à l'occasion avec ses amis:  ça n'avait pas du tout rapport avec le jour du Seigneur! Ce n'était pas '' Sunday Christ'' mais '' SONNE DÉCRISSE ! ''  La bonne vieille blague qui consiste à sonner à la porte d'une maison et puis s'enfuir au plus sacrant!

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